Tous sur les péricardites aiguës

Les affections péricardiques sont suspectées devant :

  • une douleur thoracique intense évoquant l’infarctus du myocarde
  • un gros coeur découvert à l’occasion d’un examen systématique ou de signes fonctionnels banaux (dyspnée…)
Douleur thoracique

Douleur thoracique

On peut reconnaître l’atteinte du péricarde.

Diagnostic

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La clinique

Le frottement péricardique est pathognomonique, malheureusement il est fugace.

La radioscopie

Le coeur peut rester de volume normal mais il est bien souvent augmenté.

Sa cinétique est réduit ou nulle.
Ses contours, surtout le bord gauche, sont rectilignes ; les angles costo-diaphragmatiques sont obtus.

Quelquefois on peut apercevoir une image en double contour.

L’électrocardiogramme

L’électrocardiogramme est l’examen le plus précieux : il montre des anomalies de la repolarisation (inversion de l’onde T, décalage supérieur du segment ST) qui sont retrouvées dans toutes les dérivations. (Il n’y a pas d’image en miroir comme dans l’ischémie.)
Il est important de noter que les signes radiologiques et éléctrocardiographiques sont très variables d’une jour à l’autre.

En cas de doute, on peut faire appel à l’angiographie ou à la scintigraphie qui, en délimitant les cavités cardiaques, sont précieuses pour le diagnostic différentiel des cardiomégalies.

Une fois le diagnostic des péricardites établi, il convient d’en rechercher la cause : R.A.A., tuberculose, collagénose, virose…

Il faut s’aider des antécédents, de l’allure générale de la scène clinique, des signes biologiques, voire de l’analyse du liquide prélevé par ponction.

Traitement

Le traitement, en dehors de la ponction évacuatrice d’urgence en cas de tamponade, dépend essentiellement de la cause.

En cas de péricardite idiopathique, il faut éviter les corticoïdes et prescrire de préférence des salicylés.

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