Diagnostic et traitement des cardiopathies congénitales

Il est plus que primordial d’essayer de diagnostiquer à temps les cardiopathies congénitales ; le but, c’est d’apporter le traitement adéquat tendant vers un résultat positif.

 Le diagnostic

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Le diagnostic des cardiopathies congénitales est complexe.

Il passe habituellement par 3 stades :

1 ère stade

Il faut reconnaître l’organicité d’un souffle découvert à l’occasion d’un examen systématique ou pour des signes cardiaques plus ou moins typiques (dyspnée, précordialgies, lipothymies).

Pour cela on s’aider des signes cliniques, radiologiques, électrocardiographiques, phonomécanographiques.

2 ème stade

L’organicité du souffle ayant été établie, il faut déterminer sa nature congénitale et éliminer en particulier le rhumatisme articulaire aigu.

Ce dernier est exceptionnel avant 4 ans.
Après 4 ans, il doit toujours être évoqué devant un souffle de l’enfant, surtout s’il est découvert à la suite d’un syndrome fébrile.
Le contexte biologique est ici très important.

3 ème stade

Il faut établir le type de la cardiopathie congénitale.

Le bilan anatomique et physiopathologique est indispensable pour discuter les possibilités de correction chirurgicale.

Certes, devant certains syndromes on peut affirmer le diagnostic :

  • souffle de base + absence de pouls fémoraux + hypertension artérielle + érosion costales = coarctation de l’aorte
  • souffle systolique laréro-sternal gauche + dédoublement fixe de B2 + hyperpulsatilité pulmonaire bloc de branche droit = communication interauriculaire
  • souffle continu sus-claviculaire gauche = canal artériel
  • cyanose + souffle systolique souvent accompagné d’un thrill latéro-sternal gauche + hypo-vascularisation pulmonaire + pointe surélevée avec coup de hache du bord gauche + surcharge ventriculaire droite systolique = maladie de Fallot

Mais, même dans ces cas, il est indispensable de pratiquer un cathétérisme complet avec angiographie sélective et gazométrie.

La date de cette exploration n’est pas fixe ; cependant, si cela est possible, il est préférable d’atteindre l’âge de 4 à 5 ans.

Le traitement

Le traitement chirurgical permet dans bien des cas de corriger totalement la malformation.
Il doit donc être étudié à partir des explorations angio-hémodynamiques dans tous les cas.
On n’opère avant 2 ans que les cas qui mettent en jeu la vie de l’enfant.
Habituellement, pour des raisons de technique, on attend l’âge de 4 à 5 ans bien que certains chirurgiens tendent à intervenir sur des enfants plus jeunes.

Le traitement médical vise à prévenir et à lutter contre les 3 complications dont sont menacés ces enfants :

  • l’infection – d’où l’intérêt de surveiller l’état dentaire et de traiter préventivement par les antibiotiques à la moindre alerte
  • la thrombose surtout chez les cyanosés : il faut éviter chez eux la déshydratation
  • la défaillance cardiaque

Il est de plus en plus recommandé de laisser mener à ces enfants une vie aussi normale que possible ; ils peuvent être vaccinés ; ils doivent être scolarisés.

L’exercice physique est possible si le volume cardiaque est normal.

Enfin, il faut calmer l’anxiété des parents qui risquent de surprotéger ces enfants.

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